ça fait longtemps…

Ca fait longtemps que nous n’avons pas communiqué sur notre blog.

Et pour cause, on n’a pas vraiment connu de répit… Il s’en est passé des choses depuis fin octobre.

Amélie Poirier et Justine Pluvinage sont parties à Montréal filmer Aramesh : une des protagonistes du film et de la pièce « Voilées » que prépare Amélie. C’était beau de voir Aramesh dans ce nouvel environnement, si épanouie. (Faut dire qu’à côté de la France, niveau féminisme, Montréal ça leur a semblé quand même être autre chose…). Elles ont aussi été frappées par les rencontres professionnelles qu’elles ont eues l’occasion de faire, par le temps qu’on leur a consacré. Et on sait bien que le temps semble précieux pour tout le monde en ce moment. Et puis après on a tourné dans le Nord avec Myriam, Mounya, Mariane et la maman d’Amélie, c’était intense et beau. On a de beaux rush, encore 1 journée de tournage fin janvier et on s’attaque au montage image !

Elles ont aussi terminé les 6 portraits-vidéo d’habitant.es à destination des Musées textiles du Caudrésis. Des portraits de 4 à 6 min qui viendront apporter des témoignages oraux du travail textile. Ouvriers et patrons de 27 à 84 ans se racontent. Ca a représenté beaucoup de travail, un peu plus que prévu avec de petits moyens financiers, mais ça en valait la peine. Les portraits nous semblent beaux, émouvants. On espère qu’ils plairont aux protagonistes ! La prochaine fois (au printemps) c’est Mathilde Mouzon qui s’attaque à la réalisation de la suite de ces portraits-vidéo, en attendant elle oeuvre à l’écriture de subventions (un tout autre exercice ! Mais tout aussi nécessaire…) et puis surtout, elle prépare déjà notre venue avec les caravanes au printemps 2018 autour du Cateau en collaboration avec un nouveau partenaire dans le cadre de notre projet  Du Fil à retordre : le Musée Matisse.

Entre temps, la comédienne-marionnettiste Sophie Loock a résidé durant 6 semaines consécutives à l’IME de Samer dans le Pas-de-Calais dans le cadre d’une Mission d’appui financée par la DRAC et l’ARS. La thématique retenue par l’IME était « le rêve ». Une expérience assez incroyable avec son lot de moments magnifiques et d’autres plus complexes comme on peut le supposer. Elle y a développé le personnage de Zelie Bulle : un doudou humain à l’état de brouillon que les enfants (et professionnels de santé) ont apprivoisé. Elle a dormi, ouvert les yeux, communiqué grâce à un système de pictogrammes que les enfants de l’IME connaissent. Et puis ils l’ont customisé, ils lui ont même fabriqué un radeau et finalement il a fallu lui dire au revoir à l’occasion d’une belle déambulation, comme un rêve éveillé. Les enfants ont crié « au revoir Zelie Bulle, à bientôt », Sophie a pleuré derrière son masque-prothèse et c’était beau…

La costumière Perrine Wanegue est également intervenue sur cette résidence-mission accompagnée par la constructrice Audrey Robin. Elles ont entre autre confectionné un rêve éveillé avec Sophie qui a aussi eu l’occasion de jouer deux fois « Citrus Andronicus » à destination des professionnels de santé.  Et puis, Amélie Poirier est venue à son tour avec son équipe, y présenter la dernière partie du spectacle « Que ferez-vous de mon profil Facebook quand je serai morte ? » : un moment où les danseurs manipulent leurs doubles-marionnettes…

Et puis, il y a eu des résidences : Sophie Mayeux à Arnhem aux Pays-Bas pour sa pièce « Die Verwandlung » : la bonne nouvelle, le théâtre qui l’accueille a décidé de l’accompagner et de la co-produire pour la création qui aura lieu la saison prochaine. Amélie Poirier à l’EPSM / Le Vivat d’Armentières dans le cadre du programme Happynest de Superamas avec sa pièce « Voilées » : ça avance bien ! Et Marion Sage termine la semaine prochaine sa résidence (dans le même lieu et dans le même cadre !) pour sa pièce « En voû », on a toutes hâte de découvrir une étape de ce travail en janvier prochain à la Maison de Culture d’Amiens et au Vivat d’Armentières pendant le festival Vivat la danse. D’ailleurs, Marion et Amélie ont eu droit à un workshop technique d’une semaine au Centre Culturel Jacques Tati à Amiens avec Superamas, ce qui a permis de travailler sur la dramaturgie de leurs pièces et d’avancer du point de vue de la création lumière.

Audrey Robin, a aussi fait sa première sortie de résidence en tant que plasticienne via un focus sur son travail à Fructôse / Dunkerque (et ça c’est quelque chose !). Il était question du rapport ambivalent qu’elle entretient avec le chanteur Michel Sardou (oui, vous avez bien lu : tout un programme !). Il y a eu des micro-phallus en silicone (on parle bien de l’objet « micro »)  qui s’effondrent, la pochette de l’album du titre « rouge » de Michel, dessiné et peint avec ses règles (il paraît que c’est une super matière, agréable à travailler : avis aux amatrices ! Attention : veillez à les conserver au frigo hein…), un ballon dégonflé Michel Sardou en latex, un masque de Commedia dell’ Arte mélangé aux traits de Michel etc. Bref, c’est pas parce qu’on la connait bien, mais on trouve ça hyper prometteur ! Vous pourrez retrouver ces oeuvres (et d’autres) en septembre 2018 a priori, à l’occasion d’une expo collective pour les 10 ans de Fructôse (il paraît). Et puis, pour le mini-mammouth de l’art sur le bateau la Duchesse Anne à Dunkerque Audrey avait aussi confectionné des mini-sculptures « double moule » et « cerveau à la noix »  (plus vrais que nature !) : l’occasion de se tester sur de nouvelles matières.  En ce moment, elle clôture l’année 2017 avec un stage de 2 semaines avec la marionnettiste Natacha Belova à Bruxelles où elle travaille la sculpture et le thermoformage.

De son côté, Clémentine Vanlerberghe était en tournée en Chine avec la pièce « Tetris » de la Cie Arch8 basée aux Pays-Bas. Elle a travaillé également avec le CDCN le Gymnase à Roubaix, où elle a mené des ateliers de danse avec des clubs de sport roubaisiens. L’occasion de préfigurer le CLEA « danse & sport » qui aura lieu entre janvier et mars 2018 auquel prend part Amélie Poirier en binôme avec le chorégraphe strasbourgeois qui oeuvre en espace public : Sylvain Sicaud. D’ailleurs la semaine prochaine, on pourra retrouver Amélie, Clémentine, Sylvain et la gymnaste Céciliane Hochart (avec laquelle Amélie Poirier avait collaboré sur la pièce « Cindy Vs Julie ») à l’occasion d’un programme d’une heure de formes courtes autour du sport. Ca joue au CDCN le Gymnase à Roubaix en scolaire :  ce mardi à 14h, mercredi à 10h, jeudi à 10h et 14h, vendredi à 10h30 et mercredi à 16h en tout public. Il y sera question de cheerleader, de vélo, de judo, de GRS, de libre-arbitre, de relation du corps aux objets sportifs etc. Bref, c’est un peu notre spectacle de noël quoi !

Bon, après on se repose un peu quand même… Parce que la suite de la saison est autant voire plus chargée que la première partie… Entre temps, on a quand même eu envie de fêter noël (parce qu’au delà de travailler ensemble, on s’aime bien !), du coup, on a organisé notre premier arbre de noël avec la Cie la Ruse grâce au Gymnase. On a mangé des gâteaux vegan du traiteur « Salut toi ! », on a dansé avec les enfants sur « Die Antwoord » (et ils y en a certain qui ont flippé) et on a ouvert les cadeaux…

A gauche : Sculpture en cours d’Audrey Robin (Stage avec Natacha Belova à Bruxelles). A droite : échange avec le public suite à une étape de travail de Sophie Mayeux à Arnhem aux Pays-Bas.

A gauche : une « double moule » plus vraie que nature signée Audrey Robin. A droite : le making off de la tournée en Chine de Clémentine Vanlerberghe.

A gauche : Audrey Robin en pleine recherche à l’occasion d’un workshop lumière à Amiens avec l’équipe de Superamas. A droite : Justine, Aramesh et Amélie à Montréal pendant le tournage du film « Voilées ». (Oui, des fois, on mange).

A droite : Marion Sage en pleine recherche à l’occasion d’un workshop lumière à Amiens avec l’équipe de Superamas. A droite : un micro-phallus en silicone d’Audrey Robin dans le cadre de son projet autour de Michel Sardou.

 

 

 

Laisser un commentaire